[ACTU MEMBRES] « DERRIÈRE LES MURS, DES VOIX » DU GSARA

mai 13, 2026

Notre membre et partenaire, l’asbl GSARA, a comme objectif de permettre aux personnes privées de leur liberté, de pouvoir s’exprimer. À travers ses projets, le Gsara fait entendre les voix des personnes incarcérées, bien trop absentes de l’espace public.

LES PRODUCTIONS DE L’ASSOCIATION

Grâce à ses différents projets, GSARA permet aux personnes incarcérées de s’exprimer sur leurs conditions de détention. Des productions telles que «  l’enfer-mement – témoignage de personnes privées de liberté », organise des ateliers d’initiation et d’expression radiophonique dans la prison d’Haren, et aide à la construction d’un environnement dans lequel les personnes détenues peuvent librement s’exprimer ainsi que « parler de leurs conditions d’incarcération et proposer des témoignages directs depuis leur point de vue, celui de personnes privées de liberté» déclare Benjamin Durand, le coordinateur de l’atelier.

D’autres initiatives comme « LE CRI » permet de faire entendre la voix des personnes détenues en abordant des thématiques sociétales et carcérales telles que la famille, l’argent en prison, ou encore la surpopulation carcérale. Plusieurs émissions, produites chaque mois à la prison de Haren, sont diffusées par la suite sur des radios. Une idée venant d’une observation de Benjamin Durand : « Lorsque la thématique carcérale est évoquée par les mass médias, la parole des premiers intéressés est très souvent manquante. C’est cet aspect que l’on veut mettre en exergue avec Le Cri » De plus, elle suit un programme précis, tout en prenant en compte les contraintes liées au cadre spécifique de la prison. À ce jour, 14 épisodes ont été réalisés et permettent aux personnes détenues de ne plus avoir le sentiment que l’on parle à leur place.

UNE PRODUCTION EN COLLABORATION AVEC LA CAAP CULTURE

Le GSARA asbl nous a aidés à l’élaboration du projet « Il était une fois mon papa », un projet qui met en exergue les conditions quasi invisibles de l’incarcération tel que l’impact de la prison sur les liens familiaux, et notamment sur la relation parents-enfants. Un projet né en 2025, qui consiste à organiser des ateliers de lecture de livres/contes pour enfants. Les pères sont enregistrés par un membre du Gsara pendant qu’ils content l’histoire pour leur(s) enfant(s).  Le GSARA, en plus des enregistrements, s’est occupée des habillages sonores, du montage, et des mixages des capsules audio. La mise en place de ce projet était initialement d’ordre privé mais il est devenu un outil de sensibilisation, de témoignages des personnes détenues grâce à sa diffusion rendue public et, au vu de son succès, tend à son extension dans d’autres prisons. Certains témoignages de familles ont notamment démontré l’impact de cette initiative : « Le retour que nous avons pu recueillir d’une petite fille a été très positif et le père était fier, touché et motivé à l’idée de réitérer ce type d’expérience. « Si vous le refaites, moi j’y vais ».

Découvrez les audios du projet « Il était une fois mon papa » ainsi que les différentes réalisations sur leur site internet.