Le procès fictif est entré dans la tradition, comme ouverture des Journées nationales de la prison, il y a trois ans. Cette année, nous avons souhaité mettre la lumière sur la santé en prison. 7 professionnel-les ont ainsi foulé les planches, endossant leur propre rôle (exception faite de la personne détenue qui était incarnée par un travailleur social), au service d’un scénario fictif coécrit.
Sur le banc des accusés, l’État belge. Différentes personnes défilent à la barre. Leurs témoignages devront permettre aux jurés (et au public) de déterminer si l’État belge est co-responsable des blessures infligées à un codétenu par M. Babica qui le poursuit.
Près de 800 personnes ont assisté à cet événement qui lançait les journées nationales de la prison de là Bruxelles. La représentation s’est bien déroulée et les échanges qui ont suivi ont été riches. Un véritable succès !
Les participant-es cette année étaient : Kyle Cnudde (travailleur chez CAPITI, dans le rôle du détenu), Sarah Durant (procureure), Gaëtan Eloy (directeur à la prison de St Gilles), Simon Menschaert (ancien avocat), Sophie More (juge)l, Harold Sax (avocat et membre de l’OIP), Brecht Verbrugghe (médecin à Haren et membre de l’OIP) et Adèle Sierra (comédienne et metteuse en scène).
Ce projet a vu le jour grâce à un partenariat entre l’APO et la CAAP Culture, avec le soutien de l’OIP Belgique, le Genepi Belgique, le Réseau RAJ, l’Ecole des Sciences Criminologiques Léon Cornil et le Centre de Recherche Pénalité Sécurité et Déviances de l’ULB